XII, 2016, 1



L’inventaire du Musée Archidiocésain de Bucovine de Tchernovtsy | p. 7-50


Keywords
inventaire, Ioan Zugrav, musée ecclésiastique archidiocésain, patrimoine muséal, Tchernovtsy

Abstract

On garde aux Archives de l’Etat de Tchernovtsy (Le Fond L’Eglise Métropolitaine de la Bucovine, inv. 1, dossier 1762), en manuscrit dactylographié, l’Inventaire de la Résidence Métropolitaine, dressé les années 1936–1939 (avec quelques additions ultérieures, jusqu’en 1941), pendant le métropolite Visarion Puiu. Celui‑ci est constitué de 10 fascicules brochés, totalisant 138 feuilles. Entre les feuilles 78 et 110, en deux variantes (une de travail, avec plusieurs additions), on trouve «le tableau des objets», inventoriés thématiquement, des cinq chambres du Musée archidiocésain (représenté dans l’Annexe 2). On y décrit 710 objets (la chiffre n’exprime pas complètement le patrimoine du musée; il y en a des positions d’inventaire, qui, en réalité, contiennent plusieurs objets): tableaux, bustes, une iconostase et des autres icones du XVIIIe siècle, de l’ancienne chapelle orthodoxe de Lvov, ainsi que des églises des autres localités, des vêtements liturgiques des XVIIe–XIXe siècles, des tissus liturgiques, des objets de mobilier, des documents écrits sur parchemin, des estampilles et des sceaux, des autres objets de culte, provenant, sauf quelques exceptions, des monastères et des églises de l’éparchie. Des noms de peintres, on rappelle: Franz Havier Knapp, Karl Jobst, Epaminonda Bucevschi, Eugen Maximovici, George Löwendal. En ce qui concerne le livre – présent dans les plus riches collections – on y enregistra 377 unités bibliographiques, des XIVe–XIXe siècles, contenant livre ancien roumain et étranger, des manuscrits roumains et slavons, une riche collection de lois, règlements et des procès‑verbaux, des albums de photographies.

 

La description des objets n’est pas unitaire, parfois avec trop peu éléments d’identification. Pourtant, on décrit maintes des trésors, surtout les plus anciens, de manière plus détaillé, y inclus la représentation des inscriptions. La mise en circulation de l’Inventaire, presque inconnu jusque maintenant, se prouva nécessaire. Celui‑ci nous rend l’image du musée de jadis et contribue à la reconstitution du patrimoine artistique et culturel local.